REBONDIR FACE A LA CRISE AVEC LE PRÊT PARTICIPATIF

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Ce jeudi 4 mars, le Gouvernement présenta un nouveau produit bancaire, le Prêt Participatif, afin de compléter le dispositif de soutien à destination des entreprises face à la crise sanitaire.  Dans la même dynamique, un Prêt Garanti par l’État (PGE) avait été mis en place fin mars 2020.

 

Prêt Participatif, quèsaco ?

Cette nouvelle aide de l’Etat s’appuie sur l’épargne des Français et a pour objectif de renforcer la trésorerie des entreprises touchées de plein fouet par la pandémie. Le Gouvernement annonce une enveloppe de l’ordre de 20 Mds €, 10 000 entreprises seraient concernées. Distribué par les banques, il s’agit d’un prêt d’une durée de 8 ans qui devra commencer à être remboursé à partir de la 5ème année. Il s’apparente aux caractéristiques des « dettes juniors », autrement dit les entreprises bénéficiaires ne rembourseront cet apport uniquement si elles en ont les moyens et si elles ne possèdent plus d’autres dettes. Cependant, dès la première année, les intérêts devront être payés (4% pour les PME et 5% pour les ETI).

A noter : le Prêt Participatif ne date pas d’hier ! En effet, il a été créé en 1978 pour venir en aide au secteur de la sidérurgie, puis de nouveau utilisé lors de la crise financière dans les années 90.

 

En avant pour la relance économique !

Comme nous avons pu le voir précédemment, ce prêt représente un réel apport de fonds propres pour les organisations concernées. « Il est temps de donner à nos entreprises la possibilité de redémarrer vite et fort. C’est tout l’objectif de ces prêts participatifs qui répondent au défi essentiel de la relance : investir. » souligne Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance. Ainsi, renforcer la trésorerie des entreprises en difficulté, stimulerait l’investissement – essentiel à la relance économique.

Pour mener à bien ses actions, l’Etat s’est entouré d’une douzaine de banques, une vingtaine d’assureurs et d’une quarantaine de sociétés de capital-investissement. Ces divers financements seront accessibles dès le mois d’avril pour une durée de 1 an (durée théorique du plan de relance si l’on se réfère aux annonces gouvernementales) auprès des réseaux bancaires.

 

Une prise de risque… un peu trop risquée ?

Le risque de surendettement n’est pas utopique, surtout à l’heure actuelle où le COVID nous guette. Même si cette mesure découle d’une catégorie exceptionnelle de crédits, le remboursement ne demeure pas une option. Néanmoins, nous sommes à l’heure de la réactivité, la survie (comme le rôle premier du PGE) et… le rebond. Les conclusions sur l’efficacité du Prêt Participatif, même si cette initiative a d’ores et déjà été prônée, ne peuvent être énoncées car il est question d’un situation sanitaire singulière. Le surendettement est un véritable sujet mais pour le moment, laissons place à la survie et au rebond !

 

Auteur : Anne Pestel, Manager Communication & Marketing @ Ruff & Associés

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